Si nous examinions soigneusement le monde des animaux, des oiseaux et des insectes, nous y trouverions des merveilles que l'homme est incapable d'expliquer.
Il ne peut que dire en les voyant : «
Gloire et pureté à Celui qui a tout créé à la perfection, qui a prédestiné et montré la
bonne voie et qui a pourvu chaque être de tout ce qu'il lui faut pour vivre, pour se défendre, pour attaquer son ennemi, pour se procurer sa subsistance et pour s'organiser selon le milieu et les
conditions où il se meut ! »
Nous allons illustrer ce discours par quelques-unes des affirmations du Cheikh Tantâwî Jawharî dans son Commentaire du Coran,
Les vérités essentielles. Nous nous contenterons de rapporter en partie ce qui en est subtil.
Première subtilité :
Les chercheurs modernes ont découvert que certaines mouches creusent un trou dans le sol pour y déposer leurs oeufs. Ensuite, elles attrapent une araignée ou
un ver qu'elles aspergent de leur poison pour les paralyser, puis les transportent, et les déposent à côté de leurs oeufs et bouchent ensuite le trou. Quand les larves éclosent, elles trouvent ces
proies comme fraîches, à leur disposition comme nourriture. En effet, ces insectes ne mangent pas les cadavres. Ainsi, leur mère, qui ne les verront pourtant pas naître, leur préparent ces proies
endormies par leur venin et qu'elles mangeront à leur éclosion !
Cela n'est-il pas inclus dans le verset suivant. Allah - Exalté soit-Il - dit :
« Et Tu assures à qui Tu veux sa subsistance sans compter ! »
Sourate 2, « La vache », verset 27.
Où donc cette larve, future mouche, a-t-elle appris à répéter ce geste pour ces oeufs futurs, sans ayant eu de mère à ses côtés, sans ayant eu personne pour
le lui enseigner ?!
Deuxième subtilité :
Une autre espèce de mouches, dont les larves ne vivent qu'à l'intérieur du corps de certains animaux, perce de sa trompe la peau d'un ver pour y déposer ses
nombreux oeufs, sans porter atteinte au système nerveux de l'insecte. Ainsi, à leur éclosion, les larves commencent à se nourrir de la chair et de la graisse de ce ver sans toucher aux nerfs
vitaux. Une fois bien développées, elles s'attaquent alors aux nerfs et provoquent la mort du ver ! C'est alors qu'elles sortent du ver. Une fois sorties, chacune d'elles produit pour elle-même un
fil solide dont elle s'enveloppe. Toutes les larves s'accrochent au cadavre du ver pour le consumer, au point de le couvrir entièrement et de le cacher à la vue !
Allah est Le Bienveillant ! C'est Lui Le Savant et Le Sage par excellence !
Troisième subtilité :
C'est le cas de la lapine qui arrache les poils de son ventre pour en faire un lit à ses petits ! Certains insectes ont encore plus de compassion et de
tendresse. Ils arrachent, en effet, tous leurs poils sans se contenter d'une seule partie. Quand ils déposent leurs oeufs, ils les enveloppent de ces poils pour les protéger du chaud, du froid et
autres intempéries, et meurent aussitôt après !
Quatrième subtilité :
Quand la reine d'une ruche meurt, les autres abeilles élisent l'une d'entre elles et lui apprêtent un espace cinq fois plus vaste. Elles se mettent à la
servir et à la nourrir avec de la gelée royale, si bien qu'elle se développe rapidement, et remplit ses fonctions de reine. Elle prend alors leur commandement pour faire régner les lois de la
ruche. Ses compagnes ne la choisissent que pour ses qualités requises qu'elles reconnaissent instinctivement.
Cinquième subtilité :
Dès qu'un ennemi entre dans la ruche, les abeilles le mettent en pièces. Si cet ennemi est petit, elles le jettent à l'extérieur. S'il est trop grand, elles
se mettent toutes ensemble pour le piquer à mort. Mais, comme elles ne peuvent pas le sortir de la ruche, elles l'embaument dans une cire spéciale tirée de certains végétaux et en enveloppent son
cadavre ; elles se mettent ainsi à l'abri des nuisances de ce cadavre en le momifiant !
Sixième subtilité :
1 Le hérisson grimpe au-dessus de la vigne et jette la grappe de raisin par terre. Il descend ensuite et en mange à satiété. S'il a des petits, il se vautre
sur le reliquat qui s'accroche alors à ses épines et leur apporte !
2 Il existe une certaine complicité entre le corbeau et le loup. Lorsque le corbeau voit qu'un loup a éventré un mouton, il se présente pour participer au
festin, sans que le loup ne lui fasse aucun mal !
3 La souris vient boire au récipient de l'huile. Quand son niveau s'abaisse, elle retire l'huile avec sa queue. Quand sa queue ne peut plus l'atteindre, elle
remplit sa bouche d'eau qu'elle verse dans l'huile pour faire remonter le niveau !
Quant à lui, le docteur Moustafâ Mahmoûd dit :
« Qui a donc appris au poussin à briser sa coquille à l'endroit le plus mince pour pouvoir en sortir ? Qui a appris aux oiseaux
leur migration à travers les mers et les déserts vers des lieux lointains où se trouvent une alimentation plus abondante et un meilleur climat pour leur reproduction ?! Qui donc les oriente durant
tout leur voyage et leurs périples sans pourtant qu'ils s'égarent ?
Qui a appris au ver à soie à faire ses mues successives, puis à s'isoler pour s'entourer d'un cocon de soie où il s'endort de nombreuses nuits, tels les gens de la caverne, pour en sortir
métamorphosé en un beau papillon blanc ?
Qui a appris à l'orvet (serpent) à se fabriquer une nouvelle queue, quand il perd la sienne ? Personne ! Cette science se trouve dans ses cellules mêmes.
Chacune d'elles connaît spontanément son propre rôle et l'exécute !
Il en est de même pour nous : quand on se blesse, nos plaies se referment d'elles-mêmes.
Les arbres également : quand ils sont blessés, ils remplissent leurs plaies d'une sorte de fibrine qui referme l'entaille.
Il en est de même pour notre organisme qui, en l'absence de maladie ou de blessure, nous assure une température constante malgré le chaud et le froid, et un poids constant dans des conditions
diverses de faim et de satiété. Il veille à ce que l'on reste en bonne santé, et tout son système de défense fait face aux agressions d'armées innombrables de microbes qui l'assaillent jour et nuit
pour le détruire et le dévorer.
C'est cet équilibre minutieux qui est assuré par une activité permanente de notre corps et par des activités incessantes pour corriger toute erreur ; c'est cette harmonie qui nous pousse à la
méditation. »
Moustafâ Mahmoûd continue en disant:
« Quant à l'explication scientifique de la vie, qui la réduit à une activité chimique, selon l'affirmation des partisans de la
nature qui renient Le Créateur, elle est insuffisante. Car le corps, une fois mort, contient toujours les mêmes substances chimiques qui se trouvent dans le corps vivant. Et la terre renferme les
mêmes taux de fer, de cuivre, de carbone, etc. »
Il conclut en disant :
« Le problème appelle à plus de réflexion ! » Il écrit dans un autre chapitre :
« II y a parmi nous des insectes étonnants, qui se nourrissent de curieux aliments : la mouche du pétrole qui vit dans les bassins
du pétrole, la mouche qui se nourrit des produits de conservation des cadavres, le cafard des circuits électriques qui vit des fils de plomb !
Il existe des insectes qui ressemblent à des voitures blindées. Leur corps est entouré de plaques d'une matière pareille à l'acier appelée « chitine » capable de résister à toutes les substances
chimiques agressives. Ces mêmes insectes sont armés de lances, de poignards et d'épines.
D'autres insectes ont pour armement une petite poche de venin reliée à une fine aiguille (le dard), avec laquelle ils piquent tout ennemi pour le paralyser et le dévorer ensuite.
Certains autres prennent la couleur du milieu ambiant, comme la mante religieuse qui prend la couleur verte des végétaux ou la sauterelle qui prend celle du sable.
Certains autres dégagent un gaz pour chasser leurs ennemis. D'autres se construisent des bastions d'argile bien fortifiés, ou prennent l'apparence de guêpes venimeuses sans pourtant avoir de dard
et se rient ainsi de ceux qui les poursuivent. »
L'auteur écrit encore :
« Ce qu'il y a de plus étonnant chez l'insecte, c'est ce qu'on appelle « la connaissance instinctive ». Certains papillons
choisissent les feuilles de chou pour y déposer leurs aeufs, bien qu'ils ne s'en nourrissent pas ! C'est cependant une connaissance instinctive interne qui les pousse à le faire, car les chenilles
qui sortent de ces oeufs ne mangent que de ces feuilles ! Pourtant ces papillons ne connaissent pas cela d'une façon intellectuelle et consciente. Ils sont incapables de reconnaître même leurs
larves ! Cependant ce processus se réalise inconsciemment et sous l'impulsion d'une force inconnue appelée « instinct » !
La guêpe de la boue chasse un ver sur lequel elle dépose son oeuf, puis le place dans son nid, ensuite elle obstrue l'entrée avec un caillou. Quand l'oeuf
éclôt, la petite larve trouve près d'elle de quoi se nourrir. Comment donc cette guêpe a-t-elle connu les besoins de ses petits et a su prendre les dispositions qui s'imposent ?
Un autre exemple est celui du moustique qui dépose ses oeufs à la surface de l'eau. Chaque oeuf est muni d'un sac d'air lui permettant de flotter sur l'eau.
Etait-il au courant de la poussée d' Archimède ?
Quand à cet insecte appelé l'obusier, il se promène à l'aise devant ses ennemis sans nullement les craindre ; dès que l'un de ces prédateurs ouvre la bouche
pour le happer, il presse une poche qui se trouve dans son ventre et, en une seconde, se mélangent les excrétions de trois glandes contenant de l'hydrochitone, du peroxyde d'hydrogène et un enzyme
particulier. Le mélange de ces trois produits déclenche une réaction chimique très vive et la production d'un gaz toxique à l'odeur répugnante, qui fait fuir le prédateur saisi de frayeur ! Cet
insecte a-t-il donc obtenu un diplôme de chimie de l'Université de Cambridge ? »
Moustafâ Mahmoûd nous fait remarquer : Nul doute, qu'il y a derrière cela un Esprit universel, Qui a donné l'existence à toutes ces créatures et a planifié
pour elles tous leurs besoins. Il sait de l'inconnu ce qu'on ne connait point !
Devant la ruche des abeilles :
Le docteur Moustafâ Mahmoûd discute des abeilles, de leur monde merveilleux et des signes qu'elles exécutent. Bien qu'il nous fasse ressentir par son style
qu'il est lui-même perplexe, ne sachant pas la nature de cette force mystérieuse qui se tient derrière ces miracles. Est-ce la force de la nature ou la force d'Allah - Exalté soit-Il - !?
Il semble qu'il ait écrit ces lignes alors qu'il était encore dans la période de doute qui l'a finalement conduit à la foi, jusqu'à ce qu'il écrive son livre
Mon voyage du doute à la foi.
Dans un style captivant le docteur Moustafâ Mahmoûd écrit : «
La simple observation d'une
petite fourmi est certainement source de stupéfaction. Comment cette fourmi a-t-elle appris à construire sa fourmilière avec son architecture complexe, ses couloirs, ses labyrinthes, ses chambres
et ses magasins ? Comment s'est-elle organisée en une société où les spécialités et les fonctions sont si minutieusement réparties ?!Comment certaines espèces d'abeilles ont-elles appris à semer
une plante appelée « pain du corbeau » ?
Comment ont-elles appris à traire un autre insecte comme celui de la manne qu'elle conduit en troupeaux devant elle ? Des quantités impressionnantes
d'abeilles vivent en société bien structurée et ordonnée, ce qui veut dire qu'elles ont leur propre langage et mode de communication !
Les dernières recherches à ce sujet affirment que les abeilles communiquent entre elles grâce à un langage chimique. Ainsi, en observant une ruche
d'abeilles, on voit de temps à autre deux abeilles se rencontrer et échanger entre elles une sorte de baiser et de chuchotement. Ce n'est en réalité ni un baiser, ni un chuchotement. Chacune des
deux abeilles sécrète dans la bouche de l'autre une salive spéciale contenant un symbole chimique au sens bien déterminé lui indiquant : « faisons telle ou telle chose ». Il en est de même quand
l'ouvrière reçoit l'oeuf pondu par la reine pour l'entourer de ses soins. L'abeille ouvrière reçoit l'oeuf enrobé d'une substance chimique particulière sécrétée par les glandes de la reine. Quand
elle lèche cette substance, elle reçoit un message codé contenant toutes les instructions se rapportant aux soins à prodiguer à l'oeuf !
II y a chez la fourmi une chose qu'on ne peut nommer cerveau, mais qui agit comme une intuition qui la pousse à emmagasiner les grains, les miettes de
nourriture et les restes, qu'elle garde avec vigilance contre les agressions des pillards afin de se préparer pour l'hiver. Elle n'a pourtant aucune capacité mentale, ni aucune imagïnation pour se
représenter l'avenir et ses besoins.
C'est cette même intuition, qui permet à la fourmi de s'attaquer à un ver plusieurs fois plus gros qu'elle. Elle saute avec légèreté sur son dos, le saisit
par le cou avec deux mandibules pareils à des tenailles, injecte dans ses centres nerveux une substance anesthésiante qui le paralyse totalement. Elle. fait tout cela en quelques secondes, puis
traîne cette. proie docile et soumise: jusqu'à sa fourmilière !
Comment donc est-elle au courant des centres nerveux du ver et de leur emplacement ? Elle fait toujours ce qu'il faut et au moment qu'il faut !
Le langage des abeilles :
C'est sous ce titre que Moustafâ Mahmoûd a écrit ce qui suit dans son style saisissant, simple et aisé :
« Avez-vous jamais observé une ruche d'abeilles ? C'est une observation qui vaut le risque !
Sont postés à la porte de la ruche, des gardes brandissant leurs armes (celui qui a expérimenté la piqûre du dard de l'abeille sait très bien de quoi l'on parte et connaît l'efficacité de cette
arme).
Ailleurs, se trouve un certain nombre d'abeilles n'ayant d'autre travail que celui de battre continuellement des ailes pour propulser de l'air pur à l'intérieur de la ruche afin de l'aérer.
En avançant un peu à l'intérieur de la ruche, il se peut que l'on rencontre un rat mort ayant connu ce triste sort à cause de sa gourmandise excessive pour le miel. Un tel combat ne demande, en
général, pas plus de quelques minutes au bout desquelles le rat est totalement paralysé suite aux piqûres d'abeilles qui finissent par le tuer.
Mais le spectacle vraiment saisissant est celui du combat de deux reines jusqu'à la défaite de l'une d'elle par sa mort ou son départ de la ruche pour fonder sa propre ruche ailleurs. Le reste des
sujets se tient autour d'elles, plein de crainte et de respect sans oser s'interposer.
Quant à l'abeille ouvrière, elle est, très certainement, un grand architecte. La preuve en est les belles cloisons qui délimitent des milliers de petites chambres ou cellules hexagonales, à la
géométrie parfaite où la reine dépose ses oeufs, un oeuf dans chaque ! Toute une armée d'ouvrières entoure ces oeufs de soins jusqu'à l'éclosion des larves, qu'elles nourrissent de miel jusqu'à
leur mutation en nymphes. Ensuite, elles les entourent d'un cocon de soie sur lequel elle bouche la cellule. Quand la nymphe atteint son plein développement, elle se transforme en abeille adulte.
Elle quitte alors ce lieu d'isolement pour prendre part aux diverses activités de la ruche.
Dans la ruche, des cellules sont réservées à l'emmagasinage du miel et de la cire. D'autres plus vastes sont réservées aux filles de la reine : les princesses !
Mais, il y a aussi une armée de mâles inactifs. Leur seul travail est de féconder la reine quand elle s'envole au printemps en quittant la ruche.
Des troupes entières la suivent, alors qu'elle ne cesse de s'élever dans son vol grâce à ses longues et puissantes ailes. Une course poursuite inégale s'engage, seuls les plus résistants
continuent. Mais ils meurent de fatigue l'un après l'autre. et tombent successivement jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un seul, le plus fort. C'est alors que la reine descend vers lui et se livre à
lui en toute soumission pour qu'il la féconde et il meure à son tour. La reine rentre pleine pour déposer ses ufs dans la ruche, et l'histoire recommence de nouveau.
N'est-ce pas là une organisation unique, une répartition stricte des fonctions et une entraide jusqu'au sacrifice ! Il y a là assurément un langage approprié pour permettre une telle efficacité
!
Il est, certainement, étonnant d'apprendre que parmi les modes de communication des abeilles, il y a la danse ! Ainsi les abeilles parlent avec les signes, le langage, les mouvements et la danse.
Quand une abeille retournant des prés a découvert des fleurs proches et pleines de nectar, elle le signale par une danse, qu'elle effectue en tournant en rond et en battant des ailes. Ensuite, elle
dépose une goutte de nectar que les ouvrières sentent afin de bien garder en mémoire son odeur et puissent se diriger vers sa source. Si les fleurs découvertes sont à une distance de plus de cent
mètres, l'abeille doit nécessairement leur désigner le lieu exact !
Ainsi, quand elle effectue une danse selon un cercle traversé diamétralement par une ligne (en forme de huit), c'est cette ligne qui indique la direction du champ où se trouvent les fleurs. Elle va
s'avancer en suivant cette ligne et en soulevant son abdomen à un rythme rapide si la distance est moyenne, à un rythme lent si elle est grande. Ses yeux ne cessent, entre temps, de fixer la
direction du pré.
Les ouvrières comprennent ce signe et s'envolent dans la direction de la ligne inclinée vers la gauche ou la droite du soleil, et selon l'angle tracé par l'abeille au cours de sa danse. Elles
arrivent ainsi exactement à l'endroit désigné ! »
Après cet exposé sur le monde des abeilles, il semble que nous sommes à même de concevoir l'existence de cette Force sage, savante et créatrice de toute
chose dans une harmonie merveilleuse et un ordre parfait !
Tout cela n'est-il pas extrait des Paroles d'Allah - Exalté soit-Il - dans la sourate « Les abeilles » :
« Ton Seigneur a inspiré aux abeilles : « Etablissez vos demeures dans les rochers, les arbres et de
ce que les hommes font de treillages ! Puis mangez de tous les fruits. Suivez les voies de votre Seigneur telles qu'Il les a frayées pour vous ! Une liqueur aux saveurs variées, aux effets
salutaires pour les humains est sécrétée par leur abdomen. Il y a là, sûrement, un signe pour des gens qui réfléchissent. »
Sourate 16. « Les abeilles », versets 68-69.
En méditant attentivement ces verset, on trouvera certainement qu'ils résument d'une manière éloquente et concise certains des aspects merveilleux des
abeilles, bien plus que ne l'a fait Moustafâ Mahmoûd et tout autre chercheur !
Ces deux versets ont insisté sur des sujets essentiels dont le développement de chacun d'eux exigerait tout un livre à lui seul. En voici les points
importants :
1.
le choix des ruches selon les conditions ambiantes et l'environnement,
2.
le choix de l'alimentation adéquate par les abeilles,
3.
comment trouver le chemin menant aux aliments,
4.
le miel que les abeilles produisent aux couleurs et saveurs diverses selon l'origine,
5.
les vertus du miel.
C'est la raison pour laquelle ces versets se terminent en signalant avec force, que seuls les gens sensés et doués d'une force de méditation mûre et fertile
se préoccupent de ces signes miraculeux, et savent en tirer bon nombre de leçons et d'enseignements utiles («
Il y a là, sûrement, un signe pour des gens qui réfléchissent. »).
Pour finir, voici quelques passages coraniques où sont regroupés plusieurs versets se rapportant à l'univers et embrassant à la fois les plantes, les
planètes, l'homme, les arbres, les fruits...
Notre sujet ne nous permet pas de nous étendre sur l'exposé de ces merveilles et d'en examiner tous les détails concernant les miracles divins. Il appartient
au lecteur, s'il désire de plus amples détails, d'approfondir ces notions en se référant aux livres spécialisés.
Cependant, dans les versets que nous allons citer se distingue une image de la vie à son commencement, puis pendant son développement et son épanouissement.
Ainsi apparaît une image de la beauté qui englobe tout l'univers, aussi bien sa terre que son ciel.
On y lit une image de l'homme, le maître de cette planète, et comment on lui a éclairé la terre grâce à des « lampes » (lune, soleil) se trouvant dans le
ciel. Comment les fruits poussent pour lui sur toutes sortes d'arbres. Comment on a coordonné, pour lui, les mouvements du soleil et de la terre afin qu'il trouve la nuit pour se reposer et le jour
pour partir en quête de ses besoins vitaux ; afin que l'année soit divisée en saisons pour pratiquer l'agriculture, et sentir que la Miséricorde de son Créateur s'est étendue à toute chose et lui a
donné tout ce qui lui assure sa subsistance et son développement.
Allah - Exalté soit-Il - dit :
« Allah est Celui qui fend le grain et fait éclater le nuvau .' Il,fait sortir le vivant du mort et
surgir le mort du vivant. Tei est bien Allah ! Comment pourrait-on Le méconnaître ?! »
Sourate 6, « Les bestiaux », verset 95.
C'est-à-dire : comment vous laissez-vous détourner de ces miracles étonnants ?
« C'est Lui (Allah) qui fait éclater l'aube nouvelle. Il fit de la nuit une phase de repos et du
soleil et de la lune des repères précis de calcul. Tel est l'ordre décrété par Allah. Il est par Le Tout-Puissant, L'Omniscient. »
Sourate 6, « Les bestiaux », verset 96.
« C'est Lui qui fit pour vous les étoiles afin que vous vous orientiez grâce à elles dans les
ténèbres de la terre et de la nier. Autant de signes certains pour des esprits en quête de vérité ! C'est Lui qui vous créa à partir d'un être unique à l'origine, se dédoublant ensuite en mâle
porteur de germes et de fenïelle offrant un réceptacle. Tels se trouvent clairement exposés Nos Signes pour quiconque entend y réfléchir. »
Sourate 6, « Les bestiaux », versets 97-98.
« Et c'est Lui qui, du ciel, a fait descendre l'eau. Puis par elle, Nous fîmes germer toute plante,
de quoi Nous fîmes sortir une verdure, d'où Nous produisîmes des grains, superposés les uns sur les autres; et du palmier, de sa spathe, des régimes de dattes qui se tendent. Et aussi les jardins
de raisins, l'olive et la grenade, semblables ou différent les uns des autres. Regardez leurs fruits au moment de leur production et de leur mûrissement. Voilà bien là des signes pour ceux qui ont
la foi. »
Sourate 6, « Les bestiaux », verset 99.
Jusqu'à ce qu'Allah - Exalté soit-Il - dit :
«Voilâ Allah, votre Seigneur ! Nul dieu autre que Lui, Le Créateur universel. Adorez-Le ! II veille
attentivement sur tout ! Les regards ne sauraient L'atteindre quand Lui-même pénètre les regards. Il est Le Subtil, L'Informé. »
Sourate 6, « Les bestiaux », versets 102-103.
ateur, et que ce monde où il vit et dont il dispose a lui-même un Auteur sage, miséricordieux, fort et infiniment capable de toute chose.
Allah - Exalté
soit-Il - dit :
« Oriente-toi donc exclusivement vers la religion, en pur monothéiste. Telle est la nature
conformément à laquelle Dieu a créé les humains. Nul changement dans la Création d'Allah. Voilà la religion bien droite, mais la plupart des gens ne savent point. »
Sourate 30, « Les Romains », verset 30
La vraie religion est l'expression même de cette nature profonde (al-fitra) et le modèle (al-khilqa) sur lequel Allah - Exalté soit-Il - a créé l'être
humain. Toute personne sensée, libérée des influences du milieu, des traditions et des fausses croyances héritées, ne doute nullement de cela.
Chaque fois que l'homme oublie Allah et s'égare jusqu'à en nier l'existence, il ne manque pas de recevoir à certains moments de sa vie l'appel de sa
conscience, le cri de son entité interne et ces paroles émanant de son coeur qui lui disent :
« Tu es la création d'Allah ! Tu es Son serviteur ! »
Dès lors, tout ce que l'on dit en dehors de cela, n'est que fiction, radotage, spéculation et mensonge ! Il est impossible d'attribuer au hasard et à un
accident l'origine de cet univers immense, bâti selon un plan d'une précision inotiie !
Celui qui croit au hasard, et ne croit pas en la puissance divine qui est à l'origine de la Création qu'elle administre en toute liberté, en toute sagesse et
avec une minutie extrême, celui-là est un sot, qui n'a point de repères ! Un individu pareil n'est pas digne d'être cité quand il s'agit d'arbitrage et de justice !
Rien dans cet univers, ne serait-ce qu'un seul atome, dont l'existence, les mouvements, les éléments et leur interaction, soient le fruit du simple hasard !
Le monde est devant nous ! Essayons donc de trouver une seule chose semblable dans l'un de ses atomes ! Quand un simple atome ne peut être le produit du hasard, comment en serait-il de l'univers
tout entier ?
Le saint Coran signale, dans maints versets, ce sentiment (de religiosité inné) qui est enfoui au fond de chaque personne. Il a démontré l'émergence de cette
sensation de l'existence d'Allah qui, à certains moments, peut se transformer en un appel réel et perceptible qui fait lever les mains au ciel pour implorer Allah, pousse à la soumission et à
l'humilité devant la Grandeur et la Majesté du Seigneur.
Allah - Exalté soit-Il - dit:
« Quand l'homme est touché par le mal, il Nous appelle à son secours, qu'il soit étendu sur le côté,
assis ou debout. Mais à peine l'en avons-Nous délivré, qu'il reprend son train de vie, comme si jamais dans son désarroi, il ne Nous avait jamais imploré ! C'est ainsi que leurs pires actions
furent embellies aux yeux des pervers ! »
Sourate 10, « Jonas », verset 12.
Allah - Exalté soit-Il - dit aussi :
« Tout ce dont vous jouissez comme bienfait provient de Dieu et puis, quand le malheur vous touche,
c'est Lui que vous invoquez à voix haute. Et, une fois qu'Il a dissipé votre malheur, voilà qu'un groupe de gens parmi vous se mettent à donner des associés à leur Seigneur.
»
Sourate 16, « Les abeilles », versets 53-54.
Pour confirmer cette théorie coranique, voici une série de déclarations de philosophes qui attestent que la croyance en l'existence d'Allah - Exalté soit-Il
- est une nécessité et n'a pas besoin d'être prouvée. Elles attestent aussi que celui qui renie l'existence d'Allah ne peut prétendre s'être basé en cela sur le jugement de sa raison et de sa
conscience.
Ces déclarations sont extraites de l'Encyclopédie de Farîd Wajdîl :
*
Le philosophe Pascal a dit :
« Toute chose autre que Dieu ne peut étancher notre soif. »
*
Châteaubriand a dit :
« L'homme seul a dit.: il n'y a point de Dieu. »
*
Lotti a dit:
« La parole qui renie le Créateur brûle les lèvres de celui qui la prononce. »
*
Le Cordin a dit :
« Dieu est l'unique soleil qui alimente de son rayonnement éternel toutes les créatures . »
*
Plotin (202-270) a dit :
« Dieu est la source et le point de retour de toute vie. »
*
Le Sieur Yochif a dit dans son livre intitulé Le Rappel dans l'histoire de l'argumentation prouvant l'existence du Créateur :
« Cette croyance indispensable au Créateur est née dans l'esprit des hommes, avant l'apparition des arguments prouvant Son existence. L'homme a beau remonter dans
ses souvenirs lointains, et remonter le temps, il ne pourra situer l'instant de la naissance de sa foi au Créateur. Cette foi qui est née en silence et a émergé du fond de son être, influençant
toute sa vie. Elle est née en nous, à notre insu tout comme le reste de nos perceptions principales. »
Après cet exposé, il nous parait évident que la question de l'existence d'Allah - Exalté soit-Il - est un sujet définitivement résolu, car il tient de la
nature même de l'homme et n'a pas besoin d'indices et de preuves. Mais, malgré cette évidence, nous allons indiquer des indices suffisants afin d'ajouter plus de clarté et permettre de répondre à
tout contestataire obstiné.
*
Première catégorie d'indices : Les propos des savants
*
Deuxième catégorie d'indices : Les preuves coraniques
*
Troisièmecatégorie d'indices : Extraits des dires de philosophes et scientifiques
*
Quatrième catégories d'indices : Tirés de nos expèriences
*
Conclusion
1. Les propos des savants:
La Première Catégorie d'Indices prouvant l'existence d'Allah : les Propos des Savants.
Toute chose dans l'univers est elle-même un indice parlant de l'existence d'Allah - Exalté soit-Il - , de Ses nobles Attributs et de Ses Noms sublimes.
Un poète a dit :
Il y a en toute chose un signe
indiquant qu'Il est l'Unique.
Un autre a dit :
Regarde attentivement ce qui pousse de terre pour y voir,
Les traces de I'oeuvre du Roi,
Des sources d'eau argentée s'élevant (vers le ciel),
Et des fleurs tel de l'or pur,
Se dressant sur des tiges d'émeraude témoignant
Que Dieu n'a aucun associé
1. On demanda à un Bédouin d'apporter un indice prouvant l'existence d'Allah - Exalté soit-Il - .
Il dit aussitôt :
« La fiente indique la présence du chameau, le crottin indique celle de
l'âne et ces traces de pas indiquent la marche. Que dire alors d'un ciel avec des constellations, une terre avec des vallées spacieuses et une mer avec des vagues ! N'indiquent-ils pas l'existence
du Créateur infiniment indulgent, L'Omniscient, Le Tout-Puissant !?
2. On raconte qu'un athée renia l'existence du Créateur en présence de Jà'far as-Sâdiq - qu'Allah l'agrée - . Alors Ja'far lui demanda:
« As-tu jamais pris la mer ? - Si, répondit l'homme. - As-tu vu ses abîmes terrifiants ? lui demanda-t-il. » Il dit : « Oui, un jour des vents
terribles se déchaînèrent brisant le navire et noyant les marins. Je me suis accroché moi-même à une planche. Finalement cette planche m'échappa et je me suis trouvé au milieu du remou des vagues
qui me jetèrent sur l'a côte. » Ja'far lui dit alors : « Tu as compté d'abord sur le navire et sur son capitaine, puis sur la planche dans l'espoir du salut. Une fois que tu as perdu toutes ces
choses, t'es-tu soumis à ton sort ou avais-tu gardé encore quelque espoir de salut ? » Il dit : « J'ai plutôt gardé l'espoir. » Ja'far lui dit : « De qui espérais-tu ton salut ? » L'homme se tut !
Alors Ja'far lui dit: « Le Créateur est précisément celui dont tu espérais ton salut, et c'est Lui qui t'a sauvé de la noyade ! »
C'est ainsi que cet homme se convertit à l'Islam grâce à lui.
3. Aboû Hanifa - qu'Allah l'agrée - menait un combat sans merci contre les existentialistes (ad-dahriyoûn) . Ces derniers cherchaient par tous les moyens
l'occasion de l'éliminer. Un jour qu'il était assis dans sa mosquée, un groupe de ces gens l'attaquèrent avec des sabres pour l'assassiner.
Il leur dit :
« Répondez d'abord à une question, puis faites de moi ce que vous voulez ! - Quelle est ta question ? dirent-ils. » Il dit : « Que
diriez-vous de quelqu'un qui vous dit : J'ai vu un navire lourdement chargé de marchandises et entouré en pleine mer par des vagues déchaînées et des vents de toutes sortes. Ce navire poursuivait
pourtant en toute quiétude son chemin à travers les flots sans avoir un capitaine pour le diriger ni un pilote rectifiant sa direction. Est-ce que l'esprit accepte une telle affirmation ? - C'est
une chose inconcevable ! dirent-ils. »
Aboû Hanîfa leur dit alors :
« Yâ Soubhâna Allah ! - Gloire et pureté à Allah ! - Si
l'esprit n'admet pas qu'un navire avance en toute quiétude en mer sans pilote ni capitaine, comment peut-il admettre que ce monde se maintienne sans Créateur ni Conservateur malgré la diversité de
ses états, l'étendue de ses limites et la disparité de ses contrées !? » Ils fondirent tous en larmes et lui dirent : «
Tu as vraiment raison. » Ils remirent leurs sabres dans leurs fourreaux et revinrent à Allah repentants.